OPINION de LA FRANCE INSOUMISE 65 “La loi d’urgence agricole est une loi poison”
Présentée comme une réponse à la crise agricole, la loi d’urgence agricole multiplie les reculs environnementaux et sanitaires et n’apporte aucune solution durable aux besoins des agriculteurs. Elle conduit à la réintroduction de pesticides « tueurs d’abeilles » dangereux, à l’aggravation des
pressions exercées sur les ressources naturelles notamment sur la ressource en eau, ainsi qu’à la
facilitation de l’élevage intensif, dont les conditions d’exploitation génèrent des pollutions et des
atteintes importantes à l’environnement.“Une loi criminelle pour nos enfants” LFI 65
Cette nouvelle loi tourne le dos aux alertes scientifiques, médicales et aux attentes citoyennes. C’est une loi criminelle pour nos enfants !
Concernant les pesticides réintroduits, (l’acétamipride et le flupyradifurone) l’Ordre des médecins et la quasi-totalité des sociétés scientifiques concernées ont documenté les effets néfastes sur le
développement neurologique des enfants.De plus, ces régressions interviennent alors qu’une mobilisation citoyenne importante contre la loi
Duplomb s’est exprimée depuis plusieurs mois ; la pétition qui en demande l’abrogation a notamment recueilli plus de 2 millions de signatures.En pleine multiplication des épisodes de canicule et de sécheresse, le texte consacre également à l’agrobusiness le droit quasi absolu d’accaparer la ressource en eau alors que la raréfaction ainsi que
la dégradation de cette ressource deviennent des sujets vitaux.Le vote des élus des formations politiques qui ont délibérément choisi de privilégier l’agro business au détriment de la santé de la population et de la protection des ressources naturelles n’a étonné personne. Mais nous constatons que l’une des deux sénatrices des Hautes-Pyrénées, Maryse Carrère a voté POUR cette loi, autorisant ainsi son retour en commission mixte paritaire et son adoption finale. L’autre sénatrice, Viviane Artigalas a voté CONTRE ainsi que nos député.e.s Sylvie Ferrer et Denis Fégné.
Plusieurs dispositions de ce texte étant susceptibles d’être contraires à la Constitution, de nombreuses associations et organisations ont décidé de soutenir les saisines parlementaires, en déposant une contribution extérieure commune pour assurer la défense de leurs intérêts et de ceux de leurs membres. Les groupes parlementaires de la France Insoumise et des Ecologistes viennent de déposer un recours au Conseil constitutionnel.
La réponse à l’urgence agricole doit se traduire par un accompagnement des agriculteurs vers des modèles agricoles plus résilients, capables de protéger leurs revenus, leur santé et les écosystèmes
dont dépendent leurs activités et non par des régressions environnementales et sanitaires.
Pour en savoir plus sur le programme de la France Insoumise, consulter son livret « Agriculture et
alimentation – Pour une agriculture écologique, qui nourrit la population et ceux qui en vivent »
https://melenchon2027.fr/livrets-2022/agriculture-et-alimentation/