En République démocratique du Congo (RDC), les femmes, qui représentent la majorité des personnes infectées par Ebola, sont particulièrement exposées au virus en raison de leur rôle essentiel dans les soins, aussi bien dans les établissements de santé qu’au sein des familles. ONU Femmes souligne également le risque de décès survenus dans les communautés et non recensés dans les statistiques officielles, notamment lorsque les personnes malades ne sont jamais prises en charge par le système de santé.
Selon ONU Femmes, les femmes sont au cœur de la réponse, mais aussi de ses angles morts. Et les chiffres disponibles donnent la mesure de cette exposition : près de 55 % des cas confirmés concernent des femmes.
Plus de 3600 morts du virus Ebola
Chez les 10-17 ans, les filles représentent plus de 60 % des cas. Mais ces statistiques pourraient ne pas raconter toute l’histoire.
Le dernier bilan de l’épidémie fait état de 7.475 cas confirmés dont 3.605 décès recensés dans sept provinces et 62 zones de santé, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les autorités sanitaires congolaises.
À ce jour, 905 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés et 87 % des personnes identifiées comme contacts font l’objet d’un suivi. Au moins 1.798 patients ont été déclarés guéris dont 22 au cours des dernières 24 heures, 23 patients.