Jusqu’au 25 septembre 2026, la population des Hautes-Pyrénées est appelée à se prononcer sur le projet d’hôpital commun Tarbes-Lourdes à Lanne, dans le cadre d’une enquête publique unique. La France insoumise, toujours opposé à ce projet et au maintien et à la rénovation des hôpitaux de proximité appelle à s’en saisir massivement.
Comme d’autres partis de gauche et y compris de sympathisants de droite la LFI dénonce un projet dont le contenu réel leur est caché.
Suppression de lits et éloignement des patients de l’hôpital
Chiffré à 270 millions d’euros à son lancement, réévalué jusqu’à 405 millions, le projet prévoit désormais la suppression de 50 à 70 lits supplémentaires. Le rapport de l’ANAP, qui conditionne les 300 millions d’euros de l’État et identifie les coupes à opérer, n’a jamais été rendu public. Et fermer les hôpitaux de Tarbes et de Lourdes, c’est éloigner des soins ceux qui peinent déjà à se déplacer, au bénéfice des cliniques privées.
Le parti de Jean Luc Mélenchon mais aussi de nombreux Tarbais, exigent qu’aucune déclaration d’utilité publique ne saurait être prononcée tant que :
- le rapport de l’ANAP et la lettre ministérielle qui l’accompagne n’auront pas été publiés, avant la clôture de l’enquête ;
- aucun engagement chiffré et opposable n’aura été pris sur les lits, les effectifs et le projet médical ;
- l’accès aux soins de proximité à Tarbes et à Lourdes ne sera pas garanti ;
- le maintien intégral des hôpitaux de Lannemezan et de Bagnères-de-Bigorre ne sera pas garanti.