L’épidémie d’Ebola franchit un nouveau cap en République démocratique du Congo (RDC). Le virus Bundibugyo s’est désormais propagé aux camps de déplacés. Dix-neuf déplacés ont déjà été contaminés, dont cinq sont décédés, faisant redouter aux agences des Nations Unies une accélération de l’épidémie parmi des millions de personnes déracinées, particulièrement exposées de par leurs conditions de vie.
Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), au moins cinq des 69 sites de déplacés recensés dans la province de l’Ituri ont enregistré des cas confirmés d’Ebola, dont plusieurs décès.
Près de 2000 morts de cette souche du virus Ebola
Pour le HCR, la surpopulation, le manque d’eau et d’infrastructures sanitaires, ainsi que la défiance envers les services de santé, créent un terrain propice à une propagation rapide du virus. La désinformation freine en outre le dépistage précoce et complique la mise en œuvre des mesures de riposte, notamment les enterrements sécurisés.
A ce jour, 3.973 cas confirmés, dont plus de 1.801 décès, ont été recensés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uele et du Tshopo. L’Ituri concentre à elle seule près de 87 % des infections.