Depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022, entre 650.000 et 900.000 personnes ont quitté la Russie. Devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, une experte indépendante de l’ONU affirme que Moscou étend au-delà de ses frontières une répression « délibérée » et « institutionnalisée », qui vise notamment la société civile russe en exil.
À Genève, la Rapporteure spéciale sur les droits de l’homme en Fédération de Russie a décrit lundi un système « structurel et soutenu par l’État ». « La répression à l’intérieur du pays et l’agression à l’étranger relèvent d’une même politique », a déclaré Mariana Katzarova.
Selon elle, Moscou agit de trois façons : en menant directement des opérations à l’étranger ; en faisant appliquer par d’autres États ses listes de personnes visées et ses poursuites ; et en profitant de son statut d’État d’accueil pour faciliter la répression menée par d’autres gouvernements.