La préfecture des Hautes Pyrénées avait interdit la manifestation prévue ce samedi à l’appel de plusieurs syndicats et organisations de lycéens. Une décision incompréhensible tant la manifestation du 17 octobre avait été calme dans la ville préfecture des Hautes Pyrénées. Malgré l’interdiction, plusieurs centaines de personnes se sont réunies sur la place de Verdun samedi matin. Sous la surveillance de policiers.
A l’issue de ce rassemblement, plusieurs organisations politiques et syndicales ont vivement condamné la décision de la préfecture et dénoncé “l’interdiction de manifester à Tarbes, une mesure absolument pas proportionnée à la situation, qui constitue un déni du droit de manifester pacifiquement pour soutenir les revendications des lycéens et étudiants, pour protester contre l’augmentation du coût de la vie“.
Pour La Ligue des Droits de l’Homme, Amnesty, le Parti communiste ou Les Ecologistes, “Cette décision constitue une dérive autoritaire locale et nationale. Au delà de la méthode, cette décision soulève une question fondamentale, celle du droit de manifestation qui doit être respecté et garanti“.