Alors que la manifestation du 17 octobre contre la vie chère et en appui aux revendication des lycéens s’était déroulée dans le calme et dans une atmosphère joyeuse, la préfecture des Hautes Pyrénées a annoncé vendredi soir, l’interdiction de tout rassemblement ce samedi à Tarbes. Et ce par crainte de troubles à l’ordre public.
La manifestation prévue au départ de la place de Verdun et son parcours avaient pourtant été déclarée en bonne et due forme dans la semaine. Et l’heure de publication de cet arrêté préfectoral rend difficile tout recours devant un juge.
Sur les réseaux sociaux, une interdiction qui ne passe pas
Pis encore, la préfecture annonce que “dans le centre-ville de Tarbes, la police nationale sera déployée et prête à intervenir dans le cas de regroupements d’individus. Les patrouilles de surveillance seront également renforcées dans les zones commerciales du département. Un dispositif de contrôle va être déployé sur les axes de circulation et les gares afin de détecter des matériels pouvant servir à exercer des violences.”
Sur les réseaux sociaux, la colère domine à gauche où certains appellent à manifester malgré l’interdiction en rappelant un épisode du 17 octobre calme dans la capitale de la Bigorre, et d’autres, nombreux, en post sur Facebook ou en commentaires, soulignent le caractère particulièrement attentatoire aux libertés publiques.