Alors que les émissions mondiales continuent d’augmenter et que le seuil de 1,5 °C de réchauffement sera franchi dans les années à venir, António Guterres a appelé mercredi les gouvernements à fixer un calendrier précis pour sortir des énergies fossiles. Le chef de l’ONU mise sur l’essor des renouvelables, mais réclame aussi une profonde réforme du financement climatique.
Le constat tient en un paradoxe. Jamais les énergies renouvelables n’ont progressé aussi rapidement. Jamais non plus la planète n’a été aussi proche de franchir les limites de hausse des températures qu’elle s’était engagée à respecter. Mercredi, à New York, le Secrétaire général a appelé les États à transformer cette contradiction en choix politique : organiser, avec des échéances précises, leur sortie des énergies fossiles.