CLIMAT AGRICULTURE – Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont progressé en juillet pour atteindre leur niveau le plus élevé depuis trois ans, selon une agence des Nations Unies. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en Ukraine, les épisodes de chaleur extrême et la hausse des prix de l’énergie ont alimenté le renchérissement des céréales, des huiles végétales et du sucre, malgré le repli des prix de la viande et des produits laitiers.
Le prix du Maïs, du sucre et des huiles végétales flambent
Le maïs suit la même trajectoire (+3,6 %), porté par la sécheresse dans certaines zones des États-Unis et par la flambée des prix de l’énergie dans un contexte géopolitique tendu.
A contre-courant, l’indice FAO des prix de l’ensemble des variétés de riz est resté globalement stable. Le sucre a ainsi enregistré l’une des plus fortes hausses du mois (+5,6 %), effaçant le repli observé en juin. Les huiles végétales ont également progressé (+2 %), atteignant leur plus haut niveau depuis juin 2022.
Baisse des prix de la viande et des produits laitiers
la tendance s’est inversée sur le marché de la viande. Celui-ci a reculé de 2,8 % par rapport à son niveau record de juin, enregistrant sa première baisse mensuelle de l’année.
Les prix internationaux de la volaille ont fléchi, principalement en raison de la baisse des cours au Brésil dans un contexte d’offre abondante à l’exportation, tandis que les cours de la viande porcine ont reculé en raison de l’offre abondante dans l’Union européenne et d’une demande mondiale modérée.
Le repli s’est également étendu aux produits laitiers, leur indice ayant reculé de 0,7 % en juillet, sous l’effet de la baisse des cotations du lait entier en poudre, du lait écrémé en poudre et du beurre.