Samedi dernier, plusieurs associations de défense de l’Ours on obtenu par le Tribunal Administratif de Toulouse, via un recours en référé-liberté, la suspension des effarouchements renforcés des ours sur l’estive d’Arréou en Ariège située sur la commune de Seix à une vingtaine de kilomètres au sud de Saint Girons.
Cette action collective a été conduite par les associations FERUS, Pays de l’Ours – ADET, le Comité Écologique Ariégeois, Animal Cross, la SNPN et le FIEP.
Certains dispositifs subventionnés à 100 % affirment les associations
Pour fonder sa décisions, le tribunal a retenu :
- L’espèce est toujours dans un état de conservation défavorable, aggravé par une consanguinité importante.
- Ces opérations sont susceptibles d’entraîner des effets négatifs, notamment sur les femelles suitées, justifiant un caractère d’urgence.
- L’estive n’a pas mis en place de regroupement nocturne du troupeau en parc électrifié, alors qu’il s’agit du moyen de protection le plus efficace pour diminuer les prédations dues aux ours, démontré par une étude statistique.
- La taille importante du troupeau, en croissance depuis des années, est également un important facteur de vulnérabilité, selon la même étude. Pourtant le groupement pastoral n’a sollicité aucune étude permettant de réduire cette vulnérabilité.
- Le nombre de chiens de protection paraît insuffisant vu la taille du troupeau.
- Il n’a pas été fait appel aux gardes nocturnes des bergers d’appui de la Pastorale Pyrénéenne, dispositif également gratuit.
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