Sept mois après avoir engagé les Etats-Unis dans une guerre contre l’Iran, Donald Trump a défendu mardi son choix devant l’Assemblée générale de l’ONU, plaçant Téhéran devant une alternative : conclure un accord ou risquer « l’anéantissement ».
Emmanuel Macron a défendu quelques heures plus tard le droit international et l’action collective, tandis que l’émir du Qatar appelait à une sortie diplomatique d’une crise dont le détroit d’Ormuz et la flambée du pétrole sont devenus les symboles.
Le président américain a résumé la guerre avec l’Iran à une alternative vertigineuse. « J’ai une grande décision à prendre », a lancé mardi Donald Trump depuis la tribune l’Assemblée, à New York, à l’ouverture de la rentrée diplomatique annuelle de septembre. Soit conclure un accord avec Téhéran, qui permettrait à l’Iran de « se reconstruire » et de devenir « un pays bien plus grand qu’il ne l’a jamais été ». Soit « anéantir la République islamique, et le faire rapidement ».
Guerre USA Iran et crise du pétrole
Sept mois après le déclenchement, fin février, des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, M. Trump a consacré une large partie de son discours à défendre une guerre dont les répercussions dépassent largement le champ de bataille. Le pétrole reste proche de 100 dollars le baril et le trafic dans le détroit d’Ormuz, passage essentiel des exportations mondiales d’hydrocarbures, s’est effondré.
Lundi, seuls deux navires de marchandises l’ont franchi, selon des données maritimes rapportées par la presse, contre environ 125 grands navires commerciaux par jour avant la guerre.
M. Trump n’a pourtant décrit aucun enlisement. Il a égrené les dégâts infligés à son adversaire : programme nucléaire « anéanti », marine torpillée « au fond de la mer », aviation et défenses antiaériennes détruites, capacités de production de missiles et de drones presque éliminées. Le régime iranien, a-t-il assuré, agit désormais « non parce qu’il est fort et confiant, mais parce qu’il est faible et désespéré ».