Six navires détournés depuis avril, plus de 90 marins retenus en otage. La piraterie connaît une brusque résurgence au large de la Somalie et du Yémen. L’Organisation maritime internationale (OMI) appelle à une mobilisation internationale dans une région où les crises successives ont dispersé l’attention et les moyens navals.
La menace que l’on croyait contenue est de retour. Après plus d’une décennie de reflux, les pirates somaliens multiplient de nouveau les détournements dans le golfe d’Aden et l’ouest de l’océan Indien, profitant d’un espace maritime où s’entrecroisent désormais piraterie, tensions régionales et trafics sous sanctions.
Un pétrolier pris d’assaut avec 20 marins
Le dernier assaut remonte au jeudi 20 août. Six hommes armés ont pris le contrôle du Seamull, battant pavillon érythréen selon la presse, à environ 250 kilomètres à l’est d’Al-Mukalla, au Yémen, avant de contraindre le pétrolier à mettre le cap sur la Somalie. Une vingtaine de marins se trouvaient à bord, dont 16 ressortissants indiens.