La guerre à grande échelle a repris au Yémen, mettant fin à plus de quatre années de relative accalmie et faisant craindre un conflit prolongé aux conséquences régionales et internationales, a averti jeudi l’envoyé spécial de l’ONU, Hans Grundberg, devant le Conseil de sécurité.
« Le risque s’est désormais transformé en une dure réalité », a déclaré M. Grundberg, lors d’une réunion d’urgence du Conseil, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières 24 heures sur plusieurs fronts, notamment sur la côte ouest.
Selon l’envoyé spécial, les rebelles houthis ont lancé une offensive majeure, notamment contre Mokha, ville portuaire stratégique située à environ 75 kilomètres du détroit de Bab el-Mandeb. Ce passage maritime relie la mer Rouge au golfe d’Aden et constitue une voie essentielle pour le commerce et l’énergie mondiaux.
Les Houthis sont des alliés de l’Iran et s’opposent au gouvernement yéménite, soutenu par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite. Ils contrôlent depuis des années une grande partie du nord du pays, dont la capitale, Sanaa, ainsi que la grande ville portuaire d’Hodeïda, située à environ 200 kilomètres au nord de Mokha.