Les manifestations du 17 octobre ont été dans l’ensemble calmes dans de nombreuses villes. Mais dans les grands centres urbains, Toulouse, Lyon, Marseille, Lille ou Paris, des violences ont provoqué émoi, destructions et de nombreux pillages. Fait le plus marquant, l’incendie qui a détruit la mairie de Limoges. Le président de la République Emmanuel Macron est intervenu au soir d’un dimanche 18 octobre alors que de nouveaux affrontements sporadiques ont une nouvelle fois été signalés. Sans répondre directement aux revendications des manifestants dans leur immense majorité paisibles, il a annoncé des mesures : des débats avec les corps intermédiaires, les partis ou les syndicats. Et laissé son premier ministre Lecornu détailler ces décisions censées rétablir l’ordre en France.
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé plusieurs décisions suite à la cellule interministérielle de crise organisée ce lundi 19 octobre. Parmi elles, une demande aux préfets d’instaurer des couvre-feux « partiels » et « localisés » afin de protéger notamment les commerces, après un week-end marqué par des scènes de chaos dans plusieurs villes. Des mesures attentatoires aux libertés d’aller et venir suffisantes pour restaurer la paix ? De nombreuses organisations, dont le collectif Gilets Jaunes annonce une nouvelle mobilisation, un acte 2, samedi.
« J’ai demandé aux préfets de déclencher un certain nombre de couvre-feux pour ce soir », a demandé le Premier ministre Sébastien Lecornu ce lundi 19 octobre. « L’un des enjeux de ces couvre-feux, c’est la protection des personnes, mais aussi des biens et des commerces. »