Pris entre une armée israélienne qui occupe toujours une partie du sud du pays et un Hezbollah, proche de l’Iran, réticent à déposer les armes, le Liban tente de restaurer une souveraineté longtemps morcelée. Vendredi, à New York, le premier ministre du pays a défendu une même exigence envers les deux camps : le retrait israélien et le monopole des armes par l’Etat.
Pour Nawaf Salam, l’un ne peut plus servir de prétexte à l’autre. Israël doit se retirer du territoire libanais et l’Etat libanais doit reprendre le contrôle exclusif des armes. À la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, vendredi, le premier ministre du Liban a résumé en deux exigences une crise où, depuis des mois, chaque camp invoque les manquements de l’autre pour différer les siens.
« La souveraineté à laquelle nous sommes attachés est indivisible », a-t-il déclaré. « Israël doit se retirer de l’ensemble du territoire libanais. L’autorité de l’Etat libanais doit couvrir par ses pouvoirs l’ensemble du territoire et seul l’Etat doit être en possession des armes ».