Sur les 1,5 milliards d’euros prévus dans ce contrat Etat Région, 76 millions seront destinés au réseau routier dans les Hautes Pyrénées
Ce vendredi 4 avril 2025, Philippe Tabarot, ministre chargé des Transports, Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne, et Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, ont signé l’avenant relatif au volet mobilités 2023-2027 du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) : plus d’1,5 milliard d’euros seront investis dans les mobilités de la région Occitanie.
L’État et la Région Occitanie investiront respectivement 656 et 532 millions d’euros pour entretenir et moderniser les infrastructures de transports d’ici 2027. Conformément aux orientations nationales visant à faire de la décarbonation des mobilités la priorité des CPER, 70 % de ces investissements seront dédiés aux transports ferroviaires et collectifs en intégrant les projets de services express régionaux métropolitains (SERM) ainsi que le vélo.
- Parmi les projets annoncés :
Développer les SERM à Toulouse et à Montpellier avec 240 millions d’euros alloués pour faciliter les trajets du quotidien ; - Moderniser le réseau ferroviaire avec 164 millions d’euros consacrés pour les pôles de Toulouse Matabiau et l’Arc méditerranée et 382 millions d’euros en faveur des lignes de desserte fine du territoire régionales et interrégionales ;
- Développer la performance et le fret ferroviaire en faveur de nouvelles installations embranchées, des plateformes multimodales et des plateformes fer/mer avec l’ambition de déployer une logistique durable en Occitanie ;
- Rendre les gares d’Occitanie accessibles aux personnes à mobilité réduite avec 74 millions d’euros prévus à cet effet.
Les itinéraires routiers structurants bénéficieront de financement, comme par exemple :
- la RN 88 (dont la section transférée au Département de l’Aveyron), un axe majeur qui relie Toulouse et Lyon, qui fera l’objet d’un investissement à hauteur de 200 millions d’euros en Lozère, en Aveyron et dans le Tarn ;
- la RN 20, concernée en Ariège par des aménagements entre Tarascon et Ax-les-Thermes visant à renforcer l’attractivité touristique de la Haute Vallée de l’Ariège ainsi que dans les Pyrénées-Orientales par des travaux de sécurisation de la viabilité hivernale dans le cadre d’accords franco-andorrans ;
- la RN 21, avec 76 millions d’euros investis pour la déviation d’Adé afin de désenclaver le massif pyrénéen autour d’Argelès-Gazots et d’améliorer la desserte de Lourdes.