Année après année, la Fédération des acteurs de la solidarité et l’UNICEF France documentent le nombre d’enfants sans solution d’hébergement ou de logement. Une statistique qui “ne cesse d’augmenter” souligne la fédération des acteurs de la solidarité.
“Derrière ce chiffre, conséquence d’un échec collectif, il y a des enfants dont le quotidien est rythmé par l’insécurité et l’instabilité. Des enfants privés de leurs droits et dont on hypothèque l’avenir. Il est urgent que les décideurs publics agissent. Un sursaut politique est vital pour ces enfants. Si garantir un toit à tous les enfants n’est pas notre priorité, qu’est-ce qui l’est ?” interpelle Adeline Hazan, présidente de l’UNICEF France.
38 enfants de moins de 3 ans à la rue en Occitanie
À la veille de la rentrée scolaire 2026, au moins 234 enfants, dont 38 de moins de 3 ans, sont restés sans solution après un appel au 115 en Occitanie. Cela représente une hausse de 18 % par rapport à 2025 et de 93 % depuis 2022.
Ces chiffres ne sont pas exhaustifs : de nombreuses personnes ne parviennent pas à joindre le 115 ou renoncent à appeler. Les mineurs non accompagnés sans abri ainsi que les familles en squats ou bidonvilles ne sont pas comptabilisés.
Les conséquences du sans-abrisme sur la vie et le bien-être des enfants sont dramatiques rappellent les associations partenaires : dégradation de leur santé physique et mentale, isolement social, exposition à la violence, difficultés de scolarisation. Certains en paient même de leur vie : en 2025, 14 enfants de moins de 4 ans et 12 adolescents entre 15 et 18 ans sont morts de la rue .