Mardi 6 octobre, à l’Assemblée nationale, le député de la 2e circonscription des Hautes-
Pyrénées Denis Fégné a participé, aux côtés de ses collègues Paul Molac et Peio Dufau, à la présentation d’une proposition de loi constitutionnelle visant à mieux protéger, promouvoir et garantir l’usage des langues régionales dans notre République. La proposition entend lever l’ambiguïté juridique qui entoure aujourd’hui la place des langues régionales dans notre Constitution. Elle prévoit de compléter l’article 2 afin de préciser que « la langue de la République est le français, dans le respect de l’usage, de la promotion et de la protection des langues régionales ».
“La langue bigourdane raconte une histoire, une culture, une manière d’habiter de vivre et
d’être au monde. Elle porte la mémoire de celles et ceux qui ont façonné la Bigorre et
participe de son identité sociale et culturelle. Pourtant, cette transmission reste fragile.” explique l’ancien maire d’Ibos.
Comme de nombreuses langues régionales en France, la langue bigourdane voit diminuer le
nombre de ses locuteurs malgré le travail des associations, des enseignants, des collectivités et des familles qui œuvrent chaque jour à sa transmission.
Cette volonté de mieux protéger les langues régionales répond également à une attente
largement partagée. Selon un sondage Ifop publié l’an dernier, 77 % des Français se déclarent favorables à leur reconnaissance officielle. Déjà cosignée par 80 députés issus de neuf groupes parlementaires, cette proposition de loi constitutionnelle témoigne d’une volonté trans partisane de faire évoluer le cadre constitutionnel. Elle pourrait désormais être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale afin d’ouvrir le débat sur la place et l’avenir des langues régionales dans notre République.