Les « polluants éternels » sont partout, persistent parfois pendant des siècles et peuvent contaminer l’eau, l’air, les aliments et l’organisme humain. Deux experts indépendants de l’ONU ont tiré lundi la sonnette d’alarme devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur les dangers des substances per- et polyfluoroalkylées, ou PFAS, pour la santé et l’environnement.
Présentant leurs rapports respectifs à Genève, lors de la 63e session du Conseil des droits de l’homme, les deux experts ont appelé les États à renforcer d’urgence la prévention et la réglementation de ces substances chimiques de synthèse, largement utilisées par l’industrie.
Les polluants éternels : un risque pour la santé préoccupant
Les PFAS regroupent des milliers de composés extrêmement persistants, capables de se déplacer sur de longues distances dans l’air et dans l’eau.
La contamination ne se limite pas aux sites industriels. Les PFAS sont également présents sur les lieux de travail, dans les aliments et dans des produits de consommation contaminés, exposant quotidiennement des populations partout dans le monde.
Associés aux métaux lourds et aux pesticides, les PFAS « empoisonnent progressivement, de manière cumulative et irréversible, des centaines de millions de personnes, avec des conséquences dévastatrices pour les enfants et les nourrissons », a-t-il déclaré lors de sa dernière allocution au Conseil dans ses fonctions de Rapporteur spécial.
Les risques sont particulièrement préoccupants pendant les périodes sensibles du développement.