Alors que la communauté humanitaire est toujours sous le choc de la découverte, dimanche, des corps de 15 secouristes tués par l’armée israélienne à Gaza, deux hauts responsables de l’ONU dénoncent l’augmentation sans précédent des attaques meurtrières contre le personnel humanitaire.
« Se faire tirer dessus ne fait pas – je répète, NE FAIT PAS – partie de notre travail », a scandé la Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence des Nations Unies, Joyce Msuya, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la protection des agents humanitaire et du personnel de l’ONU.
Un rappel opportun, compte-tenu des tendances statistiques actuelles. L’an dernier, en effet, pas moins de 377 travailleurs humanitaires ont trouvé la mort dans 20 pays à travers le monde, faisant de l’année 2024 la plus meurtrière jamais enregistrée pour cette catégorie professionnelle. Cela représente une hausse de près de 100 décès comparé à 2023, qui avait déjà enregistré une forte augmentation par rapport à 2022.
« Ces deux dernières années ont été particulièrement brutales », a reconnu Mme Msuya.